Quelques heures avant son départ de la Maison Blanche, M. Biden a, dimanche, commué la peine de prison à vie de Leonard Peltier en détention à domicile.
Cette réduction de peine permettra à ce militant des droits des Amérindiens, connu du grand public, de recevoir des soins médicaux appropriés et de renouer avec sa communauté, a salué Albert Barume, dans un communiqué de presse.
Pour le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, il s’agit là d’un « geste important des États-Unis envers les peuples autochtones du pays »
Des décennies de plaidoyer
Membre des peuples Chippewa et Lakota, M. Peltier a été reconnu coupable de meurtre en 1977, en lien avec la mort de deux agents du FBI lors d’une confrontation avec des militants autochtones dans la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud.
Il a été condamné à deux peines de prison à vie à l’issue de son procès, après avoir été extradé du Canada vers les États-Unis, en décembre 1976.
« D’année en année, M. Peltier n’a eu de cesse de clamer son innocence, et des inquiétudes ont été soulevées quant à l’équité de son procès et à sa représentation juridique », a rappelé l’expert indépendant, nommé par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Plusieurs organismes internationaux de défense des droits humains avaient ainsi exigé sa libération.
Dans ses conclusions de 2022, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a notamment déterminé que la détention de M. Peltier constituait un emprisonnement arbitraire.
La même année, un rapport sur les droits des autochtones aux États-Unis rédigé par des experts de l’ONU a appelé à gracier M. Peltier, jugeant que son cas était emblématique des injustices systémiques auxquelles sont confrontés les Amérindiens dans le pays.
« M. Peltier souffre également de graves problèmes de santé, que les autorités pénitentiaires n’ont pas été…
Auteur: Nations Unies FR

