Et si c’était lui ? Xavier Bertrand ? Bernard Cazeneuve ? Dans l’interminable feuilleton que nous impose Emmanuel Macron depuis qu’il a perdu les législatives, le président de la région des Hauts-de-France et le dernier premier ministre de François Hollande sont le plus souvent cités. Le premier satisferait le parti de Laurent Wauquiez, le second, en endossant bien volontiers le rôle d’un prétendant à Matignon, divise la gauche.
La perspective de la possible nomination de Cazeneuve a suffi à ragaillardir les courants du PS hostiles à l’alliance avec LFI.
Ce qui n’est pas pour déplaire au maître de l’Élysée. Ce dernier hésitait toutefois encore mardi sur le choix de celui qui serait son meilleur collaborateur. Car, malgré sa défaite, le président n’envisage de cohabiter qu’avec un premier ministre qui le laisse libre de choisir les titulaires des portefeuilles des Affaires étrangères, des Armées, de l’Intérieur et de Bercy. Qui lui permettra de garder l’essentiel des commandes et n’abrogera pas la réforme des retraites.
Qu’en pense Bernard Cazeneuve ? Lors de son entretien d’embauche lundi à l’Élysée, il se dit que l’ex-socialiste aurait posé ses conditions, lesquelles n’auraient pas reçu l’approbation du patron. Qu’à cela ne tienne. La perspective de sa possible nomination a suffi à ragaillardir les courants du PS hostiles à l’alliance avec La France insoumise, fin prêts à tourner la page Lucie Castets et à oublier le programme du NFP.
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Car s’il est un reproche qu’on ne peut faire à Bernard Cazeneuve, c’est de changer. « Garder la ligne, c’est le combat de ma vie », disait-il dans La…
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Auteur: Michel Soudais

