Lèpre, gale et pian : les maladies tropicales négligées de la peau au Togo requièrent une attention particulière

Les maladies tropicales négligées sont un groupe de 20 maladies que l’on trouve principalement dans les régions tropicales et qui sont fortement associées à la pauvreté. Parmi elles figurent des maladies de la peau comme la gale, la lèpre et le pian. Elles sont causées par des bactéries, des virus, des moustiques ou des acariens et, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elles touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde, principalement dans les régions à faible revenu.

Ces maladies de la peau sont particulièrement répandues dans la plupart des pays africains. Par exemple, la population à risque du continent nécessitant une intervention pour la filariose lymphatique (une hypertrophie anormale des parties du corps, causant des douleurs et de graves handicaps) est estimée à 341 millions en 2020. Et 99 % des cas d’onchocercose, également connue sous le nom de cécité des rivières, se produisent sur le continent.

Les enfants sont généralement plus touchés que les adultes et les facteurs de risque comprennent la pauvreté, le surpeuplement, la malnutrition et l’humidité.

Les maladies tropicales négligées de la peau sont stigmatisées et peuvent affecter la qualité de vie ou le bien-être psychologique d’un individu. Elles peuvent être difficiles à diagnostiquer et il n’y a généralement que peu ou pas de dermatologues dans les régions où elles sont courantes.

Notre équipe a mené une étude au Togo, en Afrique de l’Ouest, pour évaluer le poids de ces maladies. Nous avons constaté une forte prévalence de plusieurs infections cutanées et des preuves de l’impact social subi par les patients. Nous suggérons que les autorités sanitaires locales et nationales, au Togo et plus largement en Afrique, envisagent une approche intégrant la prise en charge des infections cutanées et des programmes d’éducation du grand public afin d’encourager le signalement précoce des cas aux services de santé.

Ce que nous avons trouvé

La population étudiée était composée de deux écoles à Lomé, la capitale du Togo, et d’une communauté rurale, le village de Ndjéi. Ndjéi a une population d’environ 3 000 habitants et se trouve à 400 km au nord-est de Lomé.

Des cliniques mobiles ont été mises en place dans les écoles et les sites communautaires, entre juin et octobre 2021. Les médicaments ont été fournis gratuitement aux participants. Le cas échéant, les personnes ont été orientées…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Michael Head, Senior Research Fellow in Global Health, University of Southampton

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