L'ère du Zugzwang : l'emprise impitoyable de la logique géostratégique — Big Serge

[Note : Je m’excuse d’avance pour le caractère potentiellement décousu de cet article, qui est en quelque sorte une méditation géostratégique en flux de conscience. Il est possible que ce texte soit trop abstrait pour être intéressant. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me réprimander dans les commentaires.]

Je suis un grand amateur d’échecs. Bien que je ne sois pas plus qu’un joueur moyen, je ne cesse de m’amuser des innombrables variations et artifices stratégiques que les grands joueurs du monde peuvent créer à partir de ce même point de départ familier. Bien qu’il s’agisse d’un jeu ancien (les règles que nous connaissons aujourd’hui sont apparues au XVème siècle en Europe), il a résisté à l’énorme puissance de calcul qui lui a été attribuée ces dernières années. Même avec les puissants moteurs d’échecs modernes, il reste un jeu « non résolu », ouvert à l’expérimentation, à l’étude et à la contemplation.

Un adage des échecs, que j’ai appris très tôt dans le club d’échecs de mon enfance, est que l’un des plus grands avantages aux échecs est d’avoir le coup suivant – une sorte de leçon de prudence pour éviter d’être trop arrogant avant que votre adversaire n’ait une chance de répondre. Un peu plus tard, cependant, on apprend un concept qui inverse et pervertit cet aphorisme : ce que nous appelons le Zugzwang.

Zugzwang (un mot allemand qui signifie littéralement « contrainte de mouvement ») désigne toute situation aux échecs dans laquelle un joueur est contraint de jouer un coup qui affaiblit sa position, comme un roi acculé dans un coin pour échapper à l’échec – chaque fois qu’il sort de l’échec, il se rapproche de l’échec et mat. Plus simplement, le Zugzwang fait référence à une situation où il n’y a pas de bons coups disponibles, mais où c’est votre tour. Si vous vous retrouvez à fixer l’échiquier en pensant que vous préféreriez…

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Auteur: Big Serge