Le budget, passage obligé de tout gouvernement, est rarement le moment le plus emballant de la vie parlementaire. Des lignes de chiffres noyées dans des centaines de pages. Pourtant, ce budget 2025, premier test sur la solidité de l’alliance, allant de la Macronie à l’extrême droite, abrite, par son aspect extrêmement austéritaire, plusieurs mesures qui, en creux, dessine clairement les priorités de ce gouvernement.
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Ne renoncer, pour rien au monde, à la politique de l’offre, quitte à laisser sur le carreau les questions sociales et écologiques. Ainsi, ce budget prévoit plus de 40 milliards de réductions de dépenses. Politis décrypte 10 mesures qui risquent d’enflammer l’hémicycle, où le texte sera examiné à partir du 21 octobre. La preuve que l’effort ne reposera pas sur quelques milliardaires imposés, comme annoncé par le gouvernement, mais – bien sûr – sur l’ensemble des Français, jusqu’aux plus modestes.
La taxe sur les ultra, ultra, ultra, ultra, ultra-riches… et encore
Ce nouvel impôt, temporaire, serait le symbole, selon le gouvernement, de l’équilibre de ce budget qui demande à tous (même aux plus privilégiés) de faire un effort. Pourtant, la documentation budgétaire, citée par Les Échos, de cet impôt vient mettre à mal ce discours. Alors que le gouvernement avait annoncé que cette taxation toucherait 65 000 foyers, Bercy estime finalement que seulement 24 300 foyers seront mis à contribution. La faute à de nombreux mécanismes qui permettent à ceux qui sont à la frontière du revenu plancher pour y être assujetti (plus de 500 000 euros pour un couple) de finalement éviter cet impôt.
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

