Les agents du GSRI de Montpellier ont-ils tous les droits ?



La brigade de sécurité du logement social de la Métropole de Montpellier, en rang d’oignons à Antigone le 20 octobre 2023 (photo publiée sur la page Twitter/X de Michaël Delafosse)

Une vidéo tournée dans une résidence d’Aiguelongue relance les critiques contre le Groupement de Sûreté Résidentielle Inter-bailleurs. Derrière une intervention musclée revendiquée comme légale, plusieurs éléments interrogent : usage de la force, dissimulation du visage, entrave au droit de filmer… Et surtout, une question de fond : jusqu’où peuvent aller ces agents privés ?

C’est une séquence d’e 66 ‘un peu plus d’une minute qui a déclenché la polémique. Le 27 février, le compte X Cerveaux Non Disponibles diffuse une vidéo tournée sur le parking d’une résidence ACM à Montpellier, dans le quartier d’Aiguelongue. On y voit des agents du groupement de Sûreté Résidentielle Inter-bailleurs (GSRI) interpeller deux individus. L’un est maintenu au sol, l’autre contrôlé debout. Une agente du groupement, masquée, empêche quelqu’un de filmer la scène.

Un champ d’action élargi

Le cadre juridique de ces agents est fixé par le livre VI du Code de la sécurité intérieure, qui régit les activités privées de sécurité. A Montpellier, le groupement de Sûreté Résidentielle Inter-bailleurs, regroupant ACM Habitat, FDI Habitat, CDC Habitat social, Erilia, SFHE, Sète Thau Habitat Social et Promologis, inauguré en 2023, comporte quarante agents équipés de gilets pare-balle, de matraques et de chiens de combat.

Normalement, ces…

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Auteur: Elian Barascud

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