Les agents du Louvre ont tenu parole. Après trois journées de grève les 15, 17 et 18 décembre, ils avaient annoncé suspendre leur mouvement pendant les fêtes. Mais ils maintenaient leur préavis de grève pour le 5 janvier. Lundi matin, les portes du Louvre sont restées fermées pendant que le personnel décidait en assemblée générale de la reprise ou non de leur mouvement.
De sources syndicales, quelque 350 salariés ont voté à l’unanimité la reprise de la grève pour la journée. Le musée étant fermé le mardi, une nouvelle assemblée générale décidera mercredi matin de la suite de la mobilisation. Entre-temps, les organisations syndicales ont été reçues au ministère de la Culture lundi.
Revendication anciennes
Si le coup de projecteur sur les dysfonctionnements du musée du Louvre est récent, les revendications sont anciennes. Pour autant, le cambriolage du mois d’octobre et le sinistre de novembre ont catalysé le mécontentement des agents du musée du Louvre. Au premier rang de celles-ci : le manque d’effectif. « Que ce soit les métiers d’art ou ceux de la sûreté et de la sécurité, les effectifs ont fondu et on n’a pas de postes ouverts aux concours à la hauteur des besoins, explique Élise Muller, de Sud-Culture. L’activité est toujours plus soutenue avec des effectifs amoindris. En termes de charge de travail, les équipes craquent de partout. »
La réorientation des budgets est également au cœur des revendications. Notamment la contestation d’un projet de construction d’une nouvelle entrée. Ce projet représente « un budget faramineux à près de 600 millions d’euros, alors que le reste du bâtiment va très mal et qu’on n’est pas capable d’entretenir les canalisations », dénonce Élise Muller. Plus largement, c’est l’ensemble de la politique d’établissement qui ne passe plus, assure la syndicaliste : « On a une équipe de dix personnes qui impose ses choix et ses visions à…
Auteur: Stéphane Ortega

