« La révolte paysanne reprend à Versailles ». Ce vendredi 26 septembre, le château de Versailles s’est réveillé au son des moteurs de tracteurs. Une vingtaine d’engins agricoles se sont installés à l’aube devant les grilles du monument. Cette action s’inscrit dans une journée de mobilisation nationale, à l’appel de la FNSEA, syndicat agricole majoritaire, et des Jeunes Agriculteurs (JA). Partout en France, des rassemblements ont été organisés pour dénoncer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, mais aussi les taxes douanières imposées par les États-Unis sur certains produits européens.
Des actions dans tout le pays
« Nous voulons attirer l’attention du chef de l’État », expliquait ce matin à nos confrères de l’AFP, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA qui s’est rendu sur place. « Quand des produits venus de l’étranger arrivent sur nos marchés sans respecter nos normes de production, c’est intenable. Le Premier ministre doit nous recevoir de toute urgence » s’insurgeait-il. La mobilisation ne s’est pas limitée à Versailles. Dans l’Aube, un rassemblement s’est tenu à Torvilliers. Dans l’Hérault, des viticulteurs ont déversé une remorque de moût de raisin devant les Douanes de Béziers, puis des déchets agricoles devant la Direction départementale des territoires. À Lodève, des banderoles ont été accrochées dès l’aube sur la façade de la sous-préfecture….
Auteur: Emma Bador-Fritche

