On remarque, en ce moment, le long de l’Aulne des bancs d’algues vertes. Est-ce inhabituel ?
Gaël Calvar, président de l’Epaga (Établissement public d’aménagement et de gestion du bassin-versant de l’Aulne) : « Ça revient tous les ans. Ce sont des algues vertes filamenteuses, comme sur les plages. On a le même souci qu’en rade de Brest ».Sylvestre Boichard, chargé de mission milieux aquatiques à l’Epaga : « Ce phénomène existe depuis des années. Ça commence au printemps en général ».
G.C. : « On sait qu’on n’est pas un bassin à algues vertes, comme Douarnenez ou Saint-Brieuc. Ça touche plus les vasières (Plougastel-Daoulas, Le Relecq-Kerhuon…). Mais, en ce moment, le débit est bas et surtout, il y a plus de nutriments dans l’eau. Dès qu’il y a du soleil, de la chaleur et des nutriments, ça prolifère. Les sources de nutriments sont les stations d’épuration, les grands champs labourés… Dans le bassin de l’Aulne, on a pourtant un taux de nitrate plutôt bon (17-18 mg/litre). Mais on a la rivière qui a un des plus gros débits, ce qui fait que des tonnes et des tonnes de nitrates arrivent en rade de Brest. C’est pire qu’en baie de Douarnenez. L’Aulne et l’Élorn sont concernées ».
S.B. : « Comme les débits sont faibles, les algues ne sont pas emportées vers l’estuaire. On les voit plus cette année aussi car d’autres plantes aquatiques ont poussé dans le fond de l’Aulne : l’élodée du Canada. Une plante invasive qui s’est développée suite à la canicule de l’été dernier. Les algues vertes restent naturellement en surface mais elles se bloquent dans ces plantes, ce qui fait qu’on les voit plus ».
Est-ce nocif pour la faune et la flore ?
G.C. : « Quand ça se retrouve au fond, ça détruit toutes les espèces en fond de rade »..S.B : « Il peut se…
La suite est à lire sur: www.prendreparti.com
Auteur: Claude Morizur

