Les anciennes forêts de baobabs de Madagascar sont restaurées par les communautés, avec l’aide de l’intelligence artificielle

Six des huit espèces de baobabs du monde sont originaires de Madagascar, où ces arbres aux troncs géants ont toujours poussé dans d’immenses forêts. Mais ces forêts sont menacées par la culture sur brûlis entraînant la destruction de 4 000 hectares de forêts de baobabs chaque année à Madagascar. Les baobabs peuvent avoir une longévité de 1 000 ans et un hectare de terre peut abriter jusqu’à huit de ces arbres adultes. Mais beaucoup se retrouvent isolés, “orphelins” dans des zones arides où ils sont restés seuls, privés de la présence d’animaux sauvages qui répandent leurs semances et favorisent leurs reproduction.

L’écologiste tropical Seheno Andriantsaralaza étudie la dispersion des semances des baobabs à Madagascar depuis 2009. Elle est la présidente du Groupe de spécialistes passionnés par les baobabs de Madagascar et l’une des fondatrices et chercheuses principales du Projet d’évaluation, de recherche et de vulgarisation des baobabs. Elle explique comment le projet collabore avec les femmes pour replanter des baobabs et récolter les fruits des arbres existants de manière durable.

Pourquoi les baobabs sont-ils si importants à Madagascar ?

Ces baobabs sont des symboles de notre paysage et représentent des éléments essentiels de notre écosystème et notre patrimoine culturel. Ils sont précieux pour les femmes rurales qui cueillent leurs fruits et les vendent à des entreprises qui les utilisent dans des produits alimentaires et cosmétiques. Les baobabs peuvent être une bouée de sauvetage pour les communautés défavorisées lorsqu’elles ont un besoin urgent de revenus.

Madagascar est également le foyer d’Adansonia perrieri le baobab le plus rare au monde. Malheureusement, nos populations de baobabs sont gravement menacées. Le problème le plus urgent est la déforestation, dû à la culture sur brûlis. Certaines communautés vivent dans une pauvreté si extrême qu’elles doivent défricher la terre par…

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Auteur: Seheno Andriantsaralaza, Tropical Ecologist in the Department of Plant Biology and Ecology, Université d’Antananarivo

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