« Ils partirent 500 mais n’arrivèrent jamais à 3.000 au tribunal. » Détournant une tirade du Cid de Corneille, Alexandre Limbour, avocat de l’opérateur Orange, a tenté de discréditer l’action du collectif des 500, qui a assigné les quatre opérateurs français de téléphonie mobile en référé-expertise devant le tribunal de Paris.
Leur objectif : demander la désignation d’un expert pour vérifier si les opérateurs ont bien mis en œuvre des procédés techniques afin de minorer les risques d’atteinte à la santé humaine, à l’environnement et à la vie privée dans le cadre du déploiement de la 5G. « Plus de 70.000 personnes ont signé notre pétition, nous avons décidé de limiter à 500 demandeurs pour ne pas encombrer le tribunal », plaide Jean-Marc Descoubes, avocat du collectif des 500.
Comprendre les impacts sanitaires, environnementaux de la 5G
Après que les avocats des grands groupes de télécoms ont notamment souligné l’absence d’adresse de certains demandeurs — être domicilié près d’une zone où sera déployé la 5G permettrait selon eux de justifier leur intérêt à agir — ce fût au tour de Jean-Marc Descoubes. Ce dernier a comparé les débats autour de la 5G avec le procès du Roundup de Monsanto, et évoqué les limites de la loi en rappelant les multiples débats de ces dernières décennies sur la nocivité du glyphosate de Monsanto, qui avait pourtant respecté toutes les règles sanitaires en vigueur :
Nous savons que les quatre opérateurs sont des sociétés sérieuses, qui vont respecter la puissance permise par les autorités. Pour autant, nous souhaitons nous assurer que, dans le cadre du principe de précaution, ils ont mis en œuvre des procédés techniques pour empêcher ou minorer les atteintes à l’environnement, la santé humaine et pour protéger l’atteinte aux données personnelles. »
L’avocat du collectif demande la désignation d’un expert indépendant pour…
Auteur: Laury-Anne Cholez (Reporterre) Reporterre
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