« Quand je suis stressé, je grince des dents, alors je dessine des sortes de traits qui pulsent, rouge vif, sur ma mâchoire », raconte Niki Smit, un des inventeurs de Soul Paint, une application de réalité virtuelle pour dessiner ses émotions sur son corps.
Il est venu cette semaine présenter son prototype à SXSW, un immense festival annuel d’arts et de technologies à Austin au Texas, dans le sud des Etats-Unis.
Dans l’un des salons dédiés à la réalité virtuelle (VR), des dizaines de participants regardent des films, testent des jeux vidéo ou de nouvelles expériences, immergés dans un ailleurs invisible, les yeux et l’expression du visage masqués par le casque.
Mais pour Niki Smit comme de nombreux autres exposants, en dépit des apparences, la réalité virtuelle est un vecteur idéal pour se connecter aux autres et à soi-même.
Soul Paint « est une invitation à plonger en vous-même, à vous explorer », explique-t-il à l’AFP.
Les utilisateurs enfilent un casque et se retrouvent dans un univers cotonneux. Equipés d’un pinceau et d’une palette virtuels, ils ornent à leur guise un mannequin représentant leur corps.
Ils émergent des tentes blanches du stand l’air visiblement ému, après avoir barbouillé leurs estomacs virtuels en vert maladif ou leurs têtes en gris soucis, et avoir dansé pour se libérer symboliquement des émotions pesantes.
« La VR n’est pas une extension du cinéma ou des jeux vidéo, c’est un médium artistique en soi, qui ne s’adresse pas seulement à l’imagination du spectateur, mais aussi à son corps, car le corps est dans l’oeuvre », insiste le co-réalisateur.
« Je ne me verrai pas travailler sur un…
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