Les assassins de la rue d'Aubagne courent toujours

Sept ans après l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne à Marseille et la mort de huit habitants sous les décombres, les « responsables » ont été jugés et condamnés. Victor Collet s’est rendu au délibéré. Récit d’audience.
Pour davantage de contexte lire : Que faire des monstres de la rue d’Aubagne.

2018 à Marseille, trois immeubles de la rue d’Aubagne s’effondraient sur ses habitants. Huit d’entre eux périrent sous les décombres et des milliers de locataires durent quitter leurs logements « à risque

Les assassins de la rue d’Aubagne courent toujours.

21.07.25

Sortir. Fuir cette pièce devenue étouffante.

Irrespirable.
Le souffle court.
La porte claque à peine.

Trouver de l’air. On tourne et on retourne. 100 pas furieux sur gravier blanc immaculé au soleil brûlant de midi.
Zénith marseillais.
Le bruit des cigales résonne comme jamais, et si étrangement au milieu de l’immense et déserte caserne du Muy.

Les journalistes en rang d’oignon se tiennent à l’ombre de la tôle ondulée qui sert d’entrée au prétoire.
500 personnes peut-être sont restées bloquées à l’intérieur.
Écoutent encore solennellement, maugréent, contiennent leur souffle, peut-être leurs cris.
Ressentent la même honte, ou plus simplement, font face à une certaine sidération face au verdict.

Trop pour respirer en tout cas.
Au milieu de protagonistes trop nombreux pour un silence devenu trop pesant.
Il faut dire que la salle impressionne.
« Exceptionnelle », annonçait-on partout depuis sept mois.
« Hors norme », comme ce procès des immeubles effondrés de la rue d’Aubagne.

Et ces journalistes toujours aussi nombreux à chaque feuilleton des suites sans fin de l’effondrement.
Épilogue tragique au drame.
Six ans qu’ils l’attendaient, qu’ils se ruent sur Marseille au nouvel épisode.
Un peu comme les touristes qui leur ont emboîtés le pas.
Chacun à sa manière vante la nouvelle Fame

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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