Les assistantes sociales scolaires, essentielles dans la protection de l’enfance, sont négligées par les politiques. Assistante sociale depuis 2009, Nathalie a rejoint le milieu scolaire il y a sept ans. Elle est également conseillère technique coordinatrice dans l’académie de Versailles. Avec d’autres collègues, elle se mobilise pour dénoncer leur invisibilité, qui minimise leur rôle en matière d’accompagnement des élèves.
Au cœur du système éducatif, un pilier souvent méconnu mais essentiel se tient debout : les assistantes sociales scolaires. Ce sont de petites mains qui agissent dans l’ombre. Souvent ignorées, nous sommes des actrices incontournables au soutien des élèves en difficulté et jouons un rôle crucial en tant qu’expertes dans la protection de l’enfance.
Notre travail est essentiel en matière d’accompagnement des élèves et des familles en grande souffrance ou vivant des situations de grandes violences (sexuelles, intrafamiliales, de harcèlement scolaire, prostitution). Pourtant, un silence assourdissant plane sur notre profession. Nous sommes les grandes oubliées de l’Éducation nationale, négligées dans les discours des politiques de revalorisation. Il est temps de demander des mesures concrètes pour renforcer notre présence et notre impact.
Nous sommes déterminées à faire entendre notre voix.
Nous nous mobilisons pour sortir de l’invisibilité et avoir la reconnaissance que nous méritons. Nous sommes déterminées à faire entendre notre voix. Pour exercer nos missions dans de bonnes conditions. Aujourd’hui, nous sommes 3 000 assistantes pour 12 millions d’élèves. Beaucoup d’établissements sont sans assistante sociale. Nous réclamons une revalorisation salariale, la création d’un nombre de postes suffisant et une réduction de notre charge de travail.
Il est également essentiel de sensibiliser le grand public et les…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur:

