Les assurances ne veulent plus couvrir les collectivités face aux submersions marines…

Les premiers travaux et analyses ont lieu, en ce moment à Isigny-sur-Mer et Asnelles. « Nous diagnostiquons les ouvrages qu’ils soient en terre ou en béton sur la douzaine de communes concernées. Il s’agit de voir, en plus de l’état visuel, comment les ouvrages se sont comportés à l’intérieur » détaille Pierre Guerriot, responsable du service GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) chez Ter’Bessin, le syndicat mixte en charge du dossier pour les trois intercommunalités concernées. Des prélèvements sont effectués jusqu’à cinq mètres de profondeur avant d’être analysés. Les conclusions devraient être rendues en septembre. On saura alors quels sont les travaux à réaliser pour éviter aux habitants d’avoir les pieds dans l’eau.

« Je suis un peu en colère, (…) il y a une difficulté pour les assurances à prendre leur responsabilité » – Arnaud Tanquerel, président de Ter’Bessin

En attendant, Ter’Bessin n’a plus d’assurance, celle de la collectivité ne voulant plus couvrir les conséquences d’éventuelles submersions marines : « je suis un peu en colère, il n’y a pas d’autres mots parce qu’on voit bien qu’aujourd’hui il y a une difficulté pour les assurances à prendre leurs responsabilités, explique le président de Ter’Bessin, Arnaud Tanquerel. Il y a encore quelques années, cette compétence était du niveau de l’État. Aujourd’hui, ce sont les intercommunalités, donc nous par ricochet. On a écrit au préfet, aux parlementaires, à notre assurance aussi, parce qu’effectivement, il est temps d’alerter. On voit bien dans le réseau qui est le nôtre – notre syndicat est adhérent à la structure France Digue – que ce n’est pas un cas isolé. Il y a un vrai sujet d’envergure nationales. Il faut qu’il y ait une prise de conscience collective sur le sujet. » Ter-Bessin espère retrouver une assurance « entre avril et juin. » En attendant, la collectivité devra payer en cas de dégâts causés par une montée des eaux.

Des sondages sont réalisés dans le sol pour mesurer la solidité des ouvrages © Radio France – Philippe Thomas

« On dit aux gens qu’il faudra un jour envisager de partir » – Alain Scribe, maire d’Asnelles

Pas d’assurance pour le moment mais une prise en charge des travaux et des analyses par le syndicat intercommunal ravit le maire d’Asnelles, Alain Scribe : *** »*C’est mon deuxième mandat. Ça fait des années que j’appelle de mes vœux cette GEMAPI parce…

La suite est à lire sur: www.prendreparti.com
Auteur: Claude Morizur

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