Leur visite de jeudi s’inscrivait dans une tradition de longue date : depuis des décennies, cosmonautes et astronautes se rendent aux Nations Unies pour évoquer la paix, la coopération internationale et notre avenir mondial commun.
Cet équipage de quatre membres a réalisé le vol spatial habité le plus lointain de l’histoire, s’aventurant au-delà de la face cachée de la Lune avant de regagner la Terre sains et saufs, au terme de dix journées intenses et exigeantes.
En ce court laps de temps, ils ont « captivé l’imagination de milliards de personnes » et ravivé le sentiment d’une participation humaine collective à l’exploration de l’espace.
Le premier homme et la première femme dans l’espace, les cosmonautes soviétiques Youri Gagarine (à droite) et Valentina Terechkova (à gauche), étaient les invités du Secrétaire général des Nations Unies, U Thant (au centre), au Siège des Nations Unies à New York.
Tradition et continuité
Ce n’est pas la première fois que le bâtiment de l’Assemblée générale des Nations Unies accueille des pionniers de l’ère spatiale.
En octobre 1963, la visite des cosmonautes soviétiques Youri Gagarine et Valentina Terechkova, le premier homme et la première femme dans l’espace, symbolisait non seulement le progrès technologique, mais aussi l’idée que le cosmos constitue un domaine où l’humanité peut s’unir.
Depuis lors, les représentants de nombreuses nations se sont adressés à maintes reprises à la communauté internationale, soulignant que l’exploration spatiale est impossible sans coopération ni responsabilité partagée.
Artemis II perpétue cet héritage. La mission représente non seulement une percée technologique, mais aussi un modèle de partenariat international, impliquant de nombreux pays et institutions — dont l’Agence spatiale européenne — avec des instruments scientifiques…
Auteur: Nations Unies FR

