Dans la nuit du lundi 16 mars au mardi 17 mars 2026, une frappe aérienne pakistanaise a touché un centre de désintoxication situé à Kaboul, en Afghanistan. Selon les autorités afghanes, au moins 400 personnes auraient péri, et les bombardements auraient fait des centaines de blessés.
Le Pakistan a nié avoir délibérément ciblé cet établissement médical. Dans un communiqué publié sur le réseau social X, le ministère pakistanais de l’Information et de la Radiodiffusion a déclaré que ces « frappes aériennes de précision » avaient ciblé « des installations militaires du régime afghan des talibans utilisées pour soutenir des activités terroristes », notamment « des infrastructures techniques de soutien et des entrepôts de stockage de munitions ».
Au niveau mondial, les attaques contre les infrastructures de santé sont en recrudescence. Le 14 mars 2026, une frappe aérienne israélienne a touché un centre de soins au Liban, tuant 12 médecins, infirmiers et secouristes. Cette attaque porte à 31 le nombre de professionnels de santé tués dans ce pays à cette date.
Depuis le début du mois de mars, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recensé 27 attaques contre des établissements de santé pour le seul Liban, alors que les frappes israéliennes dans le pays et les opérations conjointes américano-israéliennes en Iran se sont intensifiées. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et l’OMS ont condamné ces agressions, les qualifiant de violations du droit international.
Quelles lois protègent les installations médicales, le personnel et les patients en période de conflit ? Ces protections deviennent-elles caduques si les infrastructures servent de refuge à des combattants ?
Ce que dit le « droit de la guerre » sur la protection des hôpitaux
Le droit international humanitaire correspond à un ensemble de règles détaillées visant à protéger le personnel médical, les…
Auteur: Shannon Bosch, Associate Professor (Law), Edith Cowan University

