Les baleines du Bitcoin : quand les géants financiers font onduler le marché des crytomonnaies

Les « baleines », ces individus ou entités détenant de grandes quantités de cryptomonnaie, ont une influence considérable sur ces nouveaux marchés financiers. Que recouvre cette terminologie ? Quel est concrètement leur impact ?


Le 4 juillet 2025, une onde de choc a traversé l’océan des cryptomonnaies. Une baleine dormante, inactive sur le marché depuis 2011, a déplacé 80 000 bitcoins (BTC), soit près de 8,6 milliards de dollars au cours du jour.

Le réveil de cette baleine a provoqué une alerte de marché (whale alert) impliquant une baisse du bitcoin de 2 % et une augmentation passagère de la volatilité. Surtout, cette opération rare nous rappelle comment le comportement d’une poignée d’investisseurs puissants est susceptible de faire trembler un marché.

Que recouvre cette terminologie de « baleine » ? Et quelle est leur influence sur le prix du bitcoin ?

Chaîne alimentaire du bitcoin

Le vocabulaire marin s’est imposé très tôt dans le lexique des cryptomonnaies.

Le premier maillon de la chaîne est constitué par les shrimps (crevettes) qui sont souvent de petits épargnants. Ces épargnants détenant moins d’un bitcoin représentent une base de plus en plus large d’adoption.

Le dernier maillon est constitué par les whales (baleines), c’est-à-dire des investisseurs possédant un portefeuille d’au moins 100 BTC. Parmi elles, les baleines à bosse (humpback whales) détiennent des portefeuilles d’au moins 5 000 BTC.

Entre ces deux maillons extrêmes se trouvent les crabs, de 1 à 10 BTC, les fish, de 10 à 100 BTC et les sharks, de 100 à 1 000 BTC.

Les espèces des baleines

Les baleines ne constituent pas un bloc homogène. Elles comportent plusieurs espèces dont l’histoire, les motivations et l’impact sur le marché diffèrent fortement.

Baleine historique

Les baleines historiques sont les mineurs et investisseurs précoces qui ont accumulé des milliers de BTC dès les premières…

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Auteur: Jean-Marc Figuet, Professeur d’économie, Université de Bordeaux