En juin, 36 ONG et organisations du monde entier ont écrit à 24 banques européennes pour leur demander de prendre en considération les menaces que font peser les énergies fossiles sur la biodiversité. Elles ont notamment appelé à mettre fin à tout soutien financier aux projets liés aux énergies fossiles, qu’ils soient prévus ou en opération, ainsi qu’aux entreprises qui les soutiennent, dans toutes les zones critiques pour la biodiversité, y compris le Triangle de corail .
Dix-sept banques ont répondu, mettant principalement en avant leurs politiques et la manière dont elles prétendaient déjà prendre en compte la question (par exemple, via l’exclusion du financement de projets dans certaines zones, des mesures de due diligence renforcées pour certains secteurs ou l’adhésion à des standards tels que les Principes de l’Équateur). BNP Paribas a été la seule banque à déclarer qu’en date de juillet 2026 elle ne finançait aucun terminal GNL dans le Triangle de corail, précisant :
« [E]n ce qui concerne spécifiquement le Triangle de corail, nous ne finançons ni l’exploration ni la production, ni les terminaux de liquéfaction ou de regazéification, qu’ils soient flottants ou terrestres, et aucun de nos financements aux entreprises n’est destiné à de telles infrastructures . »
La prochaine étape pour BNP Paribas serait de transformer cet état de fait en un engagement, car il va au-delà de la politique actuelle de la banque concernant le financement des projet d’exploration-production et de transport de pétrole et de gaz , et s’inscrit dans la lignée d’une déclaration antérieure de la banque, dans laquelle celle-ci soulignait ne pas souhaiter financer de terminaux d’exportation de GNL en dehors de l’Europe .
Notre analyse des engagements existants et des antécédents de financement de ces banques montre qu’aucune d’entre elles n’exclut totalement le financement de projets fossiles et des…
Auteur: Lorette Philippot
