De part et d’autre du globe, des pays européens à l’Amérique latine en passant par les continents africain et asiatique, la construction de barrages hydroélectriques est fréquemment présentée comme une solution particulièrement vertueuse pour accélérer la transition énergétique. De fait, face à la nécessité d’abandonner les énergies fossiles, ces installations sont plébiscitées pour leur production d’énergie électrique renouvelable et leurs faibles émissions de gaz à effet de serre.
Conséquence directe, les barrages hydroélectriques se développent à vitesse grand V, tant et si bien qu’aujourd’hui, l’hydroélectricité constitue la troisième source de production électrique mondiale (16%), chiffre le syndicat France Hydro Électricité, derrière le gaz (21%) et le charbon (41%).
Certains pays, comme le Paraguay, le Népal, la Norvège ou la République démocratique du Congo (RDC) comptent même sur l’hydroélectricité pour la quasi-totalité de leur production d’énergie, détaillent nos confrères de National Geographic quand, à l’échelle mondiale, la Chine, le Brésil et le Canada trônent sur le podium des principaux producteurs d’hydroélectricité au monde.
Derrière l’image vertueuse de ces installations dites « vertes », les voix sont pourtant toujours plus nombreuses à s’élever contre les ravages sociaux et environnementaux générés par les barrages. « Les grands barrages bouleversent fortement le fonctionnement des cours d’eau et des écosystèmes en provoquant la disparition de nombreuses espèces animales et végétales », prévenait, il y a plus de dix ans, Ronack Monabay, chargé de campagnes pour l’association Les Amis de la terre, dans les colonnes du Monde.

Un cri d’alarme largement partagé par Romain Pezet. Invité à participer à la table-ronde consacrée aux barrages hydroélectriques lors du Village de l’eau, qui s’est tenu à Melle (Deux-Sèvres)…
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Auteur: Cecile Massin

