Les cadeaux de Macron à l’agro-industrie

« Le problème du glyphosate, c’est le problème de tout le monde et c’est le problème au premier chef de celles et ceux qui sont au contact chaque jour de ce produit. » C’est ce que déclarait Emmanuel Macron en octobre 2017, au marché de Rungis, lors des États généraux de l’alimentation. Il faisait également l’éloge de l’agriculture biologique, l’agroécologie, des circuits courts, et parlait des « paysans » (« parce que moi, je revendique ce mot que j’aime ») à qui il promettait des mesures rapides pour améliorer leurs revenus et leurs conditions de vie.

Concernant les pesticides, Emmanuel Macron a été très généreux envers les soutiens de l’agrochimie, sans vraiment se cacher. Il avait promis l’interdiction du glyphosate avant 2022, puis la recherche d’alternatives dans les trois ans. Interdit aux particuliers en 2019, l’herbicide classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer n’a pas encore été interdit pour les usages agricoles et le président français a retourné sa veste.


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En 2023, la Commission européenne a pu renouveler l’autorisation du glyphosate pour 10 ans notamment parce que la France n’a pas participé à ce vote. Les néonicotinoïdes, ces substances dévastatrices pour les pollinisateurs, ont également cristallisé les tensions depuis quelques années. En 2016, la loi « pour la reconquête de la biodiversité, la nature et les paysages » avait fait un énorme pas en avant en les interdisant à partir de 2018. Mais en 2020, le tour de passe-passe des dérogations a permis aux producteurs de betteraves sucrières de les utiliser à nouveau pour trois ans. Les mêmes qui font pression aujourd’hui…

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Auteur: Vanina Delmas

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