Lors de la publication du rapport annuel de l’ONU vendredi, la Représentante spéciale Pramila Patten a indiqué que ces chiffres reflétaient une tendance mondiale qui s’accentuait, la crise étant alimentée par l’insécurité croissante, les déplacements de population et la baisse des ressources destinées aux survivantes.
« En 2025, les cas documentés de violences sexuelles utilisées comme tactique de guerre, de torture, de terrorisme et de répression politique, caractérisés par une brutalité extrême et visant de manière écrasante les femmes et les filles, ont augmenté de manière spectaculaire », a-t-elle affirmé aux journalistes au siège de l’ONU à New York.
Le rapport a recensé 9.788 cas de violences sexuelles liées aux conflits en 2025. Toutefois, ce chiffre ne reflétait pas la réalité brutale, selon Mme Patten.
« Les chiffres contenus dans ce rapport ne doivent pas être considérés comme un tableau complet, mais comme une indication d’un schéma beaucoup plus large de violations qui restent largement invisibles et sous-déclarées », a-t-elle ajouté.
Des civils pris pour cibles
Le document fait état de viols, de viols collectifs, d’esclavage sexuel, de mariages forcés, de traite et d’enlèvements commis tant par des acteurs étatiques que non étatiques dans 21 pays touchés par des conflits.
Les femmes et les filles sont restées les principales cibles, bien que les hommes et les garçons aient également été victimes de violences sexuelles, souvent en détention et à titre de torture. Les personnes LGBTQI+ ont également été exposées à un risque accru de persécution et de harcèlement ciblés.
Selon le rapport, l’âge des victimes allait de 1 à 70 ans dont des cas impliquant des personnes handicapées.
Pour Mme Patten, ces violences s’accompagnaient fréquemment de violences physiques extrêmes, notamment des meurtres après un viol et des cas de suicide parmi les survivants.
« Au fond, ce rapport traite…
Auteur: Nations Unies FR

