Les cégeps traversent présentement une période de profonde incertitude : compressions budgétaires touchant notamment les infrastructures et les bibliothèques, hausse de nouvelles inscriptions en raison de la dynamique démographique, ou encore, doute quant au nombre maximal d’étudiants internationaux autorisés à fréquenter ces établissements d’enseignement supérieur.
À ces enjeux s’ajoutent des événements impromptus tels que des cyberattaques, et divers incidents qui perturbent la capacité de planification et de prise de décision des cégeps.
Dans cet esprit, les présidents des conseils d’administration des cégeps ont récemment dénoncé les plus récentes décisions gouvernementales en matière de financement. Ils ont notamment pointé du doigt les déficits d’investissement, le gel des embauches externes et les restrictions dans les dépenses, estimant que ces mesures entravent l’autonomie et la capacité même des cégeps à remplir leurs mandats.
Un outil pour aider les cégeps
C’est dans ce contexte que notre équipe de chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski, composée de professeurs en gestion de projet et en sciences comptables, a développé une cartographie des risques en collaboration avec deux cégeps situés dans des régions administratives différentes.
Notre projet avait pour ambition de concevoir un outil pragmatique, fondé sur les meilleures pratiques en gestion du risque, pour identifier plus facilement les principaux risques qui pèsent sur ces institutions. L’outil que nous avons conçu permet ainsi aux cégeps de mettre en place des mesures susceptibles de les aider à prévenir et à résoudre les enjeux auxquels ils sont confrontés et qui peuvent compromettre l’atteinte de leurs objectifs.
Par exemple, ces mesures peuvent contribuer à offrir un milieu de vie sain et sécuritaire pour la communauté étudiante et les membres du personnel, et ce, malgré les menaces externes…
Auteur: Olivier Choinière, Professeur agrégé en gestion de projet, Université du Québec à Rimouski (UQAR)

