Des a priori dangereux pour les animaux
« Il y a beaucoup de ramassage par manque d’information, en particulier les chouettes hulottes et les renardeaux que l’on pense livrés à eux-mêmes alors que les parents reviennent », indique Céline Grisot, directrice du centre Faune Alfort, seul centre d’Ile-de-France à prendre en charge toutes les espèces sauvages.
Elle souligne également qu’il ne faut pas hésiter à simplement replacer un oisillon dans son nid s’il est tombé.
Quelques signes doivent alerter pour repérer un animal en détresse : « La vue du sang, un animal prostré, la gueule ouverte à chercher de l’oxygène, des difficultés à se déplacer… », liste la directrice de Faune Alfort pour La Relève et La Peste.
« Un juvénile qui n’est pas blessé est en alerte, a des gros yeux, vous observe, est aux aguets, il y a vraiment une différence. Dans tous les cas, c’est important d’insister sur le fait qu’il ne faut pas s’improviser soigneur animalier. »
Au risque de causer davantage de stress et de dégâts. Le premier réflexe est de contacter un centre de soins pour obtenir des conseils, en envoyant une photo.
« En fonction de l’espèce, il y a des protocoles totalement différents », précise Laure Labarthe, directrice du centre Paloume dans les Landes, pour La Relève et La Peste. Le réseau des centres de soins de la faune sauvage répertorie tous les centres en France.
En cas d’absence immédiate de réponse, l’animal peut éventuellement être placé dans un carton troué (pour l’aération) en se protégeant et en prenant un maximum de précaution, avec une gamelle d’eau à disposition, sans forcer l’animal à boire du fait de risque de noyade ou de fausse route. Il ne faut pas non plus le nourrir. L’animal peut être placé dans un endroit calme et doit être manipulé le moins possible.
Les renardeaux sont parfois ramassés à tort – Crédit : Centre Faune Alfort
Des centres de…
Auteur: Charlene Catalifaud

