Les cétacés en détresse sur nos côtes sont-ils condamnés à mourir ?

En 2022, on se souvient tous de l’orque Sedna qui remonta la Seine. Puis, ce fut au tour du béluga, de la baleine coincée dans l’embouchure de la Rance en février 2023, et du baleineau isolé dans un port en Martinique en avril 2023. Fin août 2023, c’est également un baleineau qui s’est retrouvé prisonnier dans le lagon à la Réunion, séparé de sa mère.

Leur point commun : ces cétacés étaient tous isolés et ont été découverts rapidement. Mais si certaines interventions se sont « bien terminées » (par exemple pour la baleine de la Rance), d’autres ont montré certaines limites dans la préparation et la mise en œuvre de l’intervention, avec au final des issues tragiques (pour l’orque, le béluga et les baleineaux à la Martinique et à la Réunion).

Est-il possible de faire mieux pour sauver des cétacés en détresse ? Peut-on améliorer le taux de réussite des interventions de sauvetage en France ?

Le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires lance un groupe de travail national sur les mammifères marins en détresse, qui se réunira pour la toute première fois jeudi 14 septembre. L’objectif est de traiter de la gestion de ces mammifères en difficulté.

Un rorqual échoué sur la plage de Ploeven en septembre 2022, entouré d’un membre du Réseau National Échouage et de volontaires du Sea Shepherd.
Fred Tanneau/AFP

Des détresses très fréquentes sur nos côtes

En 1970, la France a créé le Réseau national échouages (RNE). Particulièrement actif, son but est de recenser l’ensemble des mammifères marins qui s’échouent sur les plages de la France continentale et d’outre-mer. En 2021, 1522 échouages de cétacés ont été rapportés au RNE en 2021 sur les côtes de l’hexagone, et 15 de plus sur nos côtes ultra-marines, soit 4 par jour en moyenne. Ce terrible chiffre ne prend pas…

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Auteur: Olivier Adam, Bioacousticien, Sorbonne Université

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