Les changements climatiques pourraient accentuer le comportement prédateur du phytoplancton, entraînant une hausse des émissions de CO2 dans l’atmosphère.
Le plancton – de minuscules organismes présents dans l’eau salée et l’eau douce – effectue près de la moitié de la photosynthèse sur notre planète. Mais ce que les scientifiques considèrent depuis longtemps comme du plancton végétal, ou phytoplancton, pourrait s’avérer être de voraces prédateurs.
Dans les lacs, le plancton se nourrit de bactéries unicellulaires. Celles-ci recyclent les nutriments nécessaires au bon fonctionnement des réseaux alimentaires lacustres.
Cet article fait partie de notre série Nos lacs : leurs secrets, leurs défis. Cet été, La Conversation vous propose une baignade fascinante dans nos lacs. Armés de leurs loupes, microscopes ou lunettes de plongée, nos scientifiques se penchent sur leur biodiversité, les processus qui s’y produisent et les enjeux auxquels ils font face. Ne manquez pas nos articles sur ces plans d’eau d’une richesse inouïe !
Dans le cadre de mes recherches, j’étudie le phytoplancton et le zooplancton (plancton animal). L’équipe de mon laboratoire se concentre sur les facteurs qui influencent la biodiversité et la dynamique des communautés de plancton, comme les changements climatiques et les polluants dans les lacs.
Nous avons récemment étudié dans quelles circonstances les phytoplanctons se nourrissent de bactéries, et comment les différentes conditions environnementales peuvent avoir une incidence sur leur activité.

(Shutterstock)
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Auteur: Beatrix Beisner, Professor, Aquatic ecology, Université du Québec à Montréal (UQAM)

