Les chiens au Moyen Âge : ce que les écrits médiévaux nous apprennent sur les animaux de compagnie de nos ancêtres

Un détail de miniature du _Livre de la chasse_ (v. 1406), de Gaston III (1331-1391), dit Gaston Phébus, comte de Foix et vicomte de Béarn. On y voit les chiens examinés et soignés par des gardiens de chenil. The Morgan Library and Museum/Faksimile Verlag Luzern

Les écrits médiévaux, des traités spécialisés aux bestiaires, associent différentes caractéristiques aux chiens, parfois loués pour leur loyauté, parfois décriés comme impurs ou vulgaires, mais souvent choyés.


Au Moyen Âge, la plupart des chiens avaient un travail.

Dans son ouvrage De Canibus, le médecin et érudit anglais du XVIe siècle John Caius (1510-1573) décrit une hiérarchie des chiens, qu’il classe avant tout en fonction de leur rôle dans la société humaine. Au sommet se trouvaient les chiens de chasse spécialisés, notamment les lévriers, connus pour leur « incroyable rapidité », et les chiens de chasse, dont l’odorat puissant les poussait à « parcourir de longues allées, des chemins sinueux et des sentiers fatigants » à la poursuite de leur proie.

Mais même les « bâtards », qui occupaient les échelons inférieurs de l’échelle sociale canine, étaient caractérisés en fonction de leur travail ou de leur statut. Par exemple, comme artistes de rue ou tournebroches dans les cuisines, courant sur des roues qui faisaient tourner la viande à rôtir.

Un chien avec un collier à pointes et un lévrier avec une longue laisse
Un chien avec un collier à pointes et un lévrier avec une longue laisse, tirés du Helmingham Herbal and Bestiary (vers 1500).
Yale Centre for British Art, Paul Mellon Collection, CC BY-SA

La place des chiens dans la société a changé lorsque la chasse est devenue un passe-temps aristocratique plutôt qu’une nécessité. Parallèlement, les chiens ont été accueillis dans les maisons des nobles, en particulier par les femmes. Dans les deux cas, les chiens étaient des signes distinctifs du rang…

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Auteur: Emily Savage, Associate lecturer in the school of art history, St Andrews Institute of Medieval Studies, University of St Andrews