Les chiens sauvages d’Afrique auront bientôt leur propre banque de sperme : comment la reproduction artificielle les aidera à survivre

Des scientifiques de l’Institute for Breeding Rare and Endangered African Mammals (Institut pour l’élevage des mammifères africains rares en voie de disparition) travaillent en Afrique australe depuis plus de 15 ans pour protéger les chiens sauvages d’Afrique (Lycaon pictus), une espèce en voie de disparition. Ils ont maintenant décidé de congeler le sperme du plus grand nombre possible de mâles génétiquement diversifié et de l’utiliser pour inséminer artificiellement des femelles chiens sauvages d’Afrique pour la première fois. Damien Paris, biologiste moléculaire et spécialiste de la reproduction, explique pourquoi la reproduction artificielle est le moyen le plus efficace et le plus économique pour garantir la survie de chiens sauvages présentant une diversité génétique.

Pourquoi le lycaon est-il en danger ?

Les chiens sauvages sont une espèce originaire d’Afrique subsaharienne. Ce sont des chasseurs en meute très efficaces, mais ils ont besoin de vastes domaines vitaux pour survivre et éviter les concurrents tels que les lions. Le problème est que la plupart des habitats restants sont si petits et si fragmentés qu’ils ne peuvent plus accueillir de grandes populations. Habituellement, lorsque les lycaons sont des chiots (âgés d’environ deux ans), ils s’éloignent et forment leur propre meute. Cependant enfermés dans dans de petites réserves, ils ne peuvent pas constituer des meutes. Ils sont alors contraints de se reproduire entre eux, ce qui réduit leur diversité génétique.

L’empiètement de l’homme rend les habitats de plus en plus petits pour presque toutes les espèces. Ce phénomène pousse de nombreuses réserves à atteindre leur capacité maximale. Aujourd’hui, les chiens sauvages n’occupent plus que 7 % de leur ancienne aire de répartition. Selon nos meilleures estimations, il reste environ 550 chiens en Afrique du Sud répartis en 14 populations très fragmentées.

Comment la diversité génétique…

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Auteur: Damien Boyd Bertrand Paul Paris, Associate Professor and Head of the Gamete and Embryology (GAME) Laboratory, James Cook University

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