Selon les enquêteurs indépendants de l’ONU, ce conflit au Moyen-Orient a donné lieu en près de trois semaines à « des rapports de plus en plus nombreux faisant état de victimes civiles, y compris des enfants » en Iran.
Des hôpitaux, des écoles, des sites du patrimoine culturel et des zones résidentielles auraient été endommagés ou détruits, et de nombreux dépôts de pétrole ainsi qu’une usine de dessalement auraient été touchés, causant de graves préjudices aux civils.
« Aujourd’hui, le peuple iranien est pris en étau entre, d’une part, une campagne militaire de grande envergure menée par deux pays et, d’autre part, son propre gouvernement, connu depuis longtemps pour ses pratiques répressives », a déclaré la présidente de la Mission d’enquête.
Respect du droit international
S’exprimant, lundi, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, Sara Hossain est revenue sur ces raids aériens qui ont « détruit dans le sud de l’Iran une école à Minab, tuant plus de 168 personnes, dont la grande majorité étaient des écolières, dont beaucoup n’avaient que sept ans ».
Dans ce contexte, elle s’est dite particulièrement préoccupée par les déclarations publiques de hauts responsables américains suggérant que les « règles d’engagement » établies de longue date ne s’appliquent pas dans ce conflit. « Nous continuons à surveiller le respect du droit international humanitaire par toutes les parties au conflit et à recueillir des preuves », a-t-elle ajouté.
Au 17e jour de la guerre au Moyen-Orient, l’armée israélienne a annoncé lundi 16 mars avoir lancé des « opérations terrestres limitées et ciblées » contre le mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban. Dimanche soir, l’armée israélienne a dit avoir encore « des milliers de cibles » à frapper en Iran.
Auteur: Nations Unies FR

