Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), le nombre de déplacés a presque doublé en une semaine. La semaine dernière, l’agence onusienne faisait état de 230.000 personnes déplacées par l’escalade des affrontements entre les groupes armés non étatiques et l’armée congolaise dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu.
Le M23 n’a cessé de gagner du terrain dans l’est du pays depuis sa résurgence en 2021 jusqu’à désormais encercler quasiment Goma.
« Depuis notre dernière mise à jour du 17 janvier, des bombes sont tombées sur des sites de personnes déplacées », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Matthew Saltmarsh, porte-parole du HCR.
Les personnes déplacées dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) sont souvent la cible d’attaques, alors que les affrontements entre les forces gouvernementales et le M23 se poursuivent (Archives)
Intensification des combats dans la ville de Saké, au Nord-Kivu
Le 20 janvier, des explosions sur le site de Kitalaga au Sud-Kivu ont tué deux enfants, tandis que le 21 janvier, cinq abris de fortune ont été détruits à Nzuolo et qu’hier, le site de Bushagara a été fortement touché, provoquant la panique et de nouvelles vagues de déplacements forcés.
La violence s’est également intensifiée dans les territoires de Minova et de Kalehe, au Sud-Kivu, provoquant le déplacement de 178.000 personnes supplémentaires, car des affrontements intenses ont conduit des groupes armés non étatiques à prendre le contrôle de la ville de Minova et de la localité de Kalungu. Au moins 80 % de la population a fui vers la ville de Goma.
Pendant ce temps, les combats se sont intensifiés dans la ville de Saké, au Nord-Kivu, à environ 25 kilomètres de Goma, et des groupes armés non étatiques en ont pris le contrôle. Les bombardements intensifs ont poussé les familles d’au moins neuf sites de…
Auteur: Nations Unies FR

