Chaque année, la Journée mondiale des réfugié·exs est l’occasion pour les Nations unies de « saluer la force et le courage de celleux qui ont été forcés de fuir leur pays d’origine pour échapper aux conflits ou à la persécution ». Nous nous allions à cette initiative afin de dénoncer les violences infligées ici, à Neuchâtel et ailleurs en Suisse, par le système d’asile et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM). Des violences qui impactent tant les exilé·exs que les employé·exs qui travaillent dans les Centres fédéraux d’asile (CFA).
Dès 2018 et l’ouverture du CFA de Boudry, les organisations signataires neuchâteloises ont eu connaissance de nombreuses situations de violence et de souffrance en relation avec l’accueil des requérant·exs d’asile. Les CFA sont des boîtes noires génératrices de violences directes et indirectes. Les réfugié·exs y subissent des conditions de vie indignes alors que les sociétés commerciales, ORS [1], Protectas et Securitas, et associations actives dans les CFA imposent des conditions de travail inacceptables à leurs employé·exs. Cette violence politique, juridique et organisationnelle est le fruit de décennies de politiques fédérales toujours plus restrictives en matière de procédures, de droit d’asile et de budgets alloués.
Les forces, les ressources et les bonnes volontés des un·exs et des autres peinent à combattre un système figé qui conduit inévitablement à la maltraitance.
Pour les résident·exs des CFA
Les conditions de vie carcérales dans les CFA font l’objet d’une réglementation interne et externe abondante, pour ne pas dire pléthorique. Ainsi séjourner dans un CFA contraint les requérant·exs d’asile à se retrouver :
• Isolé·exs : Les CFA sont localisés en périphérie ou en pleine campagne. Ils sont peu voire pas du tout desservis par les transports publics et leur accès est très limité. A Boudry, un unique ticket est…
Auteur:

