Communiqué des Confédérations paysannes de Bourgogne-Franche-Comté demandant la suspension immédiate de l’application de l’accord UE-Mercosur suivi du communiqué de la cofédération paysanne national à propos des 52 paysan·nes de la Confédération paysanne placé·es en garde à vue le 14 janvier 2026
Les Confédérations paysannes de Bourgogne-Franche-Comté demandent la suspension immédiate de l’application de l’accord UE-Mercosur !
Communiqué des confédération paysannes de Bourgogne-Franche-Comté du 14 janvier 2026
Vendredi 9 janvier, alors que deux porte-paroles nationaux de la Confédération Paysanne étaient placés en garde à vue après une violente interpellation par la police dans le cadre d’une manifestation pacifique, l’Europe validait l’accord de libre-échange UE*-Mercosur*, démontrant de nouveau l’incapacité de l’Etat à tenir ses promesses.
La « clause de sauvegarde » mise en avant par la Commission européenne n’est qu’un écran de fumée : la mise en application du Mercosur* ne fera qu’accroître la course au productivisme et, avec elle, la dépendance de nos fermes aux injonctions des marchés internationaux. Que ce soit au sein du monde paysan ou, plus largement, de l’opinion publique, cet accord de libre-échange soulève toujours de sévères objections pour ses atteintes au climat, à la biodiversité et au bien-être animal, ainsi que pour ses impacts délétères en matière de droits humains et des peuples autochtones en particulier, d’emplois et de justice sociale.
Nous tenons également à rappeler qu’il est inacceptable que l’expression des revendications syndicales soit muselée par la force. Ce contexte s’ajoute à la brutalité avec laquelle est menée la gestion de la dermatose nodulaire bovine par le gouvernement, sourd aux demandes de concertation et de co-construction qui émanent de l’ensemble du monde agricole.
Nous le réaffirmons : ce dont les paysan-nes ont…
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