Les contre-vérités économiques de la loi Darmanin

Depuis longtemps, Gérald Darmanin a annoncé la couleur : faire de cette nouvelle loi immigration (la 29e depuis 1981) la loi « la plus ferme avec les moyens les plus durs de ces trente dernières années  ». En cela, il est largement aidé par les sénateurs Les Républicains dont les amendements adoptés n’ont rien à envier à ceux de l’extrême-droite. Dans cette surenchère raciste et sécuritaire, les député·es vont probablement revenir en arrière sur quelques-unes des décisions du Sénat, le gouvernement pourra se présenter comme le juste milieu entre le centre-droit et l’extrême droite.
Mais même si l’aide médicale d’état n’est finalement pas supprimée, le cœur de la loi reste entier : fin du renouvellement automatique de certains titres de séjour, possibilité de supprimer le titre de séjour, voire d’expulser toute personne étrangère sur simple décision administrative, à la discrétion des préfets, restriction des droits des étranger·es, maintien dans la précarité de milliers de personnes migrantes, allongement de la durée de séjour pour le droit au regroupement familial, nouvelles contraintes pour les étudiant·es étranger·es, limitation de l’accès aux allocations familiales et à l’aide au logement, restriction des conditions d’accès à la nationalité française, facilitation des obligations de quitter le territoire Français (OQTF) et des interdictions de revenir sur le territoire (IRTF)… 
La liste est longue, trop longue. Quant à l’article 3 qui prévoyait un titre de séjour de plein droit dans les métiers en tension, il a été pour le moment supprimé. Sa logique était de rendre la personne salarié·e captive de son employeur et d’autoriser quelques régularisations au compte-goutte, mais il a été supprimé parce que même si peu, pour les sénateurs de droite, c’est déjà trop.

Une multitude de contrevérités sur l’immigration et son « coût »

De nombreuses…

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Auteur: Attac France