La Maison des Choeurs sera le théâtre de la soirée Dark Halloween du festival Ex Tenibris Lux ce vendredi 31 octobre. (Capture d’écran Google Maps)
A Montpellier, un concert de metal le soir d’Halloween dans une ancienne église désacralisée met le feu au bénitier : entre panique morale venue d’un autre temps, menaces en ligne et soutien de l’archevêque, la fachosphère s’est trouvée un nouveau démon à exorciser. Spoiler : il joue de la guitare électrique
On se doutait que les cathos tradis avaient du parfois du mal avec la modernité, mais ne pensait pas que ça irait jusqu’au branchement d’une prise jack. Il aura suffi d’un concert de metal, prévu ce vendredi 31 octobre à Montpellier, pour réveiller l’Inquisition. Le festival Ex Tenebris Lux, qui programme sa soirée “Dark Halloween” à la maison des chœurs, ancienne chapelle du centre-ville désacralisée, s’est retrouvé au cœur d’une croisade médiatique d’un autre âge. Sa communication, évoquant des « performances occultes », du « mapping ésotériques », à des « concerts mystiques », a éveillé les angoisses de la mouvance la plus réactionnaire des catholiques, soucieuse de savoir deux évêques enterrés sous l’édifice.
Relayés par les médias d’extrême droite Frontières, Boulevard Voltaire et toute la clique des croisés 2.0, les tradis hurlent à la messe noire et au rite satanique. Dans une vidéo devenue virale sur Tiktok, un fidèle s’interroge : “Dans une ville aussi dangereuse, a-t-on besoin d’un événement qui appelle le diable ?” On aurait presque envie de lui répondre : non, on a déjà la mairie et la spéculation immobilière.
Ironie du sort : ceux dénoncent un appel à la “haine” et à “division” sont les premiers à entretenir ce climat en multipliant les menaces en ligne à l’encontre de l’organisatrice, voire les appels à venir armés à la soirée, qui se…
Auteur: Pascal Praudpotkine

