Bien avant les touristes, les éléphants nains dominaient les îles méditerranéennes, il y a 1 million d’années. Quoique minuscules par rapport à leurs ancêtres, ces animaux pourraient être à l’origine du mythe grec des Cyclopes.
Ah, les îles méditerranéennes ! Le sable chaud de leurs plages, la douceur de leur gastronomie et… leurs éléphants nains. Au Pléistocène (de 2,6 millions d’années à 12 000 avant notre ère), des éléphants bien plus petits que leurs ancêtres parcouraient ces îles – à l’exception de la Corse et des Baléares. Fossilisés, leurs vestiges auraient même pu inspirer le mythe grec des Cyclopes !
Paléontologue et docteure en sciences de l’évolution au laboratoire Mécanismes adaptatifs et évolution, Camille Bader a étudié ces animaux méconnus durant sa thèse au Muséum national d’histoire naturelle. Malgré leur petite taille, ces éléphants descendent de géants.
En effet, la tendance évolutive des proboscidiens (l’ordre de mammifères auquel appartiennent les éléphants) les a conduits de minuscules créatures de 5 à 18 kg au Paléocène (entre 66 et 56 millions d’années avant notre ère) à des colosses de plusieurs tonnes – jusqu’à 21 t (tonnes) pour Palaeoloxodon namadicus, en Asie du Sud, il y a plus de 750 000 ans !
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