Tandis que le progrès technique se développe de jour en jour, l’appétit pour l’immédiateté touche un nombre croissant de personnes. Et ce désir de satisfaction instantanée s’insinue dans toutes les strates de la société, que ce soit dans les biens, les services, l’information ou même les relations humaines.
Toutefois, cette façon de penser engendre une impatience chronique et une frustration certaine. Devenue un véritable luxe, elle renforce les inégalités et l’individualisme, et nuit sans aucun doute au vivre ensemble. Pire, elle est un moteur puissant pour le capitalisme carnassier, qui nécessite une croissance continuelle et mortifère, incompatible avec l’existence de la vie sur Terre à long terme.
Le contrecoup du progrès technique
Le progrès technique a sans aucun doute apporté d’immenses bénéfices aux êtres humains, que ce soit dans les domaines scientifiques, sanitaires ou dans le soulagement de la charge de travail. Et pourtant, ce qui aurait dû servir le bien commun, a souvent été détourné pour approvisionner la machine au profit du capitalisme.
Dans ce cadre, les technologies auraient, par exemple, tout à fait pu permettre à notre espèce de diminuer drastiquement le temps à la tâche de chacun·e, en conservant un rendement identique. Mais malheureusement, la recherche du profit a entraîné une hausse continue de la production pour soutenir une politique de l’offre.
Un besoin artificiel, mais addictif
Dans les faits, c’est donc bien le marché qui s’est mis à vendre l’immédiateté comme un luxe auquel chacun·e devrait aspirer. Pourquoi patienter quatre jours pour recevoir un colis par la Poste lorsqu’il est possible de l’obtenir en 24h sur Amazon avec une offre premium ?
Pourquoi attendre qu’un téléchargement se…
Auteur: Mr Mondialisation

