La COP21 à Paris, c’était il y a dix ans déjà. Or depuis, le nombre de morts par an liés à la chaleur a augmenté de près de 36 % à l’échelle mondiale, selon le rapport annuel sur les conséquences sanitaires du dérèglement climatique du consortium international d’experts, The Lancet countdown, publié ce 28 octobre.
Rien qu’en 2023, la chaleur a été associée à un nombre record de 710 000 décès, dont plus de 70 % étaient imputables au changement climatique d’origine humaine. L’augmentation des périodes de sécheresse et d’humidité compromet aussi la sécurité alimentaire mondiale.
Qualité de l’air
Quelques bonnes nouvelles tout de même. Les experts relèvent qu’à l’échelle mondiale, les investissements dans les énergies propres ont atteint un niveau record de 2 100 milliards de dollars américains en 2025, soit près du double de ce qui a été investi dans les combustibles fossiles.
Selon eux, l’amélioration de la qualité de l’air a permis d’éviter environ 323 000 décès par an dans au moins 77 pays où la pollution atmosphérique due aux combustibles fossiles a diminué depuis 2016.
Mais malgré les investissements dans les énergies propres, le renforcement de la législation en matière de protection de la santé et les preuves scientifiques de plus en plus nombreuses qui ont contribué à des progrès réels en matière de santé dans la dernière décennie, « cela n’a pas suffi à compenser les effets néfastes du changement climatique lié aux combustibles fossiles, qui ne cessent de s’aggraver », alerte le consortium.
Résultat, les risques sanitaires ont augmenté plus rapidement au cours de la décennie qui a suivi la signature de l’accord de Paris, de 2016 à 2025, qu’au cours de la précédente. D’où la…
Auteur: La rédaction de Reporterre
