À chacun de faire son propre choix. Le 10 juin, au lendemain de la dissolution de l’Assemblée nationale, le Parti animaliste a annoncé qu’il ne donnerait pas de consigne de vote, en amont des élections législatives des 30 juin et 7 juillet. « Compte tenu de notre positionnement transpartisan, et du fait que les animaux sont encore les grands absents des annonces d’alliance, […] nous invitons les électeurs à voter en leur âme et conscience en prenant en compte au maximum les intérêts des animaux », a-t-il écrit dans un communiqué.
Pour une fois, le Parti animaliste ne présentera pas ses propres candidats au scrutin : les élections européennes ont endetté la structure, et la dissolution de l’Assemblée nationale a été trop brutale pour lui laisser le temps de se relever. Il a donc choisi de ne pas guider ses électeurs et électrices, et leur laisser le soin de décider eux-mêmes entre les différents bulletins de vote. « Nous sommes convaincus que nos électeurs sont capables, par eux-mêmes, de faire un choix éclairé, tant pour les animaux humains que non humains », a affirmé le parti sur le réseau social X, le 17 juin — redirigeant tout de même les internautes vers le comparateur Politique et Animaux de l’association L214.
Cet observatoire recense les prises de position des personnalités et partis politiques sur les animaux, pour ensuite leur attribuer une note. Les meilleurs élèves ? Écologie au centre (le mouvement de Jean-Marc Governatori, qui se revendique ni de droite ni de gauche) avec 19,6/20 ; le Parti animaliste avec 19,5/20 ; Révolution écologique pour le vivant (le parti politique d’Aymeric Caron, affilié à La France insoumise) avec 18,8/20 ; Les Écologistes (17,8/20) et La France insoumise (16,7/20). Les principaux partis de droite et d’extrême droite font figure de cancres, avec 7,5/20 pour le Rassemblement national (RN) ; 6,4/20 pour Les Républicains et 3,4/20 pour…
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Auteur: Justine Guitton-Boussion

