À l’Assemblée nationale, les députés ont achevé, dans la nuit de vendredi 16 mai au soir, l’examen de la proposition de loi sur le renforcement des soins palliatifs. Les députés sont venus à bout des quelque 700 amendements, discutés depuis lundi.
Le texte prévoit notamment la création d’un « droit opposable » aux soins palliatifs. En début de semaine, des députés avaient tenté – sans succès, malgré le soutien du gouvernement – de supprimer les recours possibles en justice lorsque ce droit ne serait pas respecté.
« Créer ce droit opposable, c’est judiciariser l’accès aux soins palliatifs », avait critiqué la députée Horizons Agnès Firmin Le Bodo. « Un droit sans recours n’est pas un droit, c’est de l’esbroufe », avait répliqué le député communiste Yannick Monnet.
Une quinzaine de maisons d’accompagnement et de soins palliatifs
Le texte contient également la création de « maisons d’accompagnement et de soins palliatifs », structures médico-sociales devant palier un manque, en offrant « avant tout un lieu d’hébergement » pour certains patients de tout âge, a expliqué la ministre de la santé Catherine Vautrin. Notamment ceux qui « ne relèvent pas de l’hôpital » mais ne peuvent pas rentrer chez eux « parce qu’ils sont seuls, ou parce que leur logement ne permet pas d’accueillir un grand malade », a étayé la ministre. Une « quinzaine » d’établissements seraient mis en place pour une première expérimentation, selon Catherine Vautrin.
Un article crée par ailleurs une programmation pluriannuelle des soins palliatifs qui doit déterminer, avant fin 2025 puis tous les cinq ans, la trajectoire de développement de l’offre de soins palliatifs. Le gouvernement a présenté, il y a un an, une stratégie décennale concernant les soins palliatifs, dotée de 1,1 milliard d’euros. Celle-ci permettra « de créer des unités…
Auteur: La Croix (avec AFP)

