Cette semaine était discutée une proposition de loi dont l’un des principaux amendements, porté par un groupe de députés de plusieurs groupes politiques, allait permettre de mettre un coup d’arrêt à l’extension des déserts médicaux… S’il n’avait pas été rejeté. Retour sur une inaction organisée, sous la houlette de la corporation médicale et avec le soutien du gouvernement comme du RN.
Les déserts médicaux font partie des fléaux du quotidien qui donnent le sentiment de ne plus vivre dans une puissance mondiale, ou bien une puissance qui s’en fout cordialement de ses citoyens de base. Désormais, lorsque l’on ne vit pas dans les centres d’une métropole, obtenir un rendez-vous avec un médecin spécialiste prend des mois ou nécessite un réseau familial. Dans mon département, la Charente-Maritime, pourtant pas le plus enclavé (il y a la mer, le TGV et l’autoroute), voir un dermatologue relève de l’impossible tandis que les dentistes vous acceptent à la rigueur s’ils peuvent vous prévenir en cas d’annulation d’un patient, disons un mardi vers 15h. « En prenant en compte l’offre médicale accessible à moins de 45 minutes de route, nous dit l’association UFC Que choisir dans sa dernière analyse, 18,9 % des enfants du département vivent dans un désert médical pour l’accès à un pédiatre ». C’est aussi le cas de « 33,3 % des femmes résidant dans la Charente-Maritime (qui) vivent dans un désert médical pour l’accès à un gynécologue”
Les incitations financières à l’installation coûtent un pognon de dingue et ne marche pas
Ce problème de désertification médicale ne touche pas que le monde rural (dans la Sarthe, 90% des médecins généralistes ne prennent plus de nouveaux patients) mais aussi certains quartiers de métropoles. Pour résoudre ce problème, les gouvernements successifs ont jusqu’à présent privilégié l’incitation financière : des aides à l’installation pour…
La suite est à lire sur: www.frustrationmagazine.fr
Auteur: Rédaction Frustration Mag

