Pour l’Union Européenne et le monde capitaliste, nous devrions démultiplier les projets d’extraction minière pour répondre aux besoins de la prétendue « transition écologique ». Comme le souligne une étude récente, « l’exploitation minière est une industrie multimillionnaire. Investir dans celle-ci est risqué, mais les bénéfices peuvent être énormes. Ces avantages sont concentrés entre les mains de quelques-uns. Ces dernières années, les institutions internationales et du monde capitaliste en général, ont conclu qu’un certain nombre de minéraux sont essentiels à une transition verte qui rompt avec une économie basée sur les combustibles fossiles. Cette transition est basée sur le développement technologique et ne renonce pas à la croissance économique. C’est plutôt une nouvelle stratégie pour atteindre une croissance illimitée. Mais le développement technologique a une base matérielle. Ces minéraux critiques comprennent le lithium, le cuivre, le cobalt, le nickel, le graphite et les terres rares. »
Pour mémoire l’extraction minière est l’industrie la plus polluante au monde du fait des quantités énormes de déchets toxiques qu’elle produit, des atteintes graves à la biodiversité, de la pollution des sols, de la consommation énorme d’énergie et d’eau, sans compter les atteintes aux droits des populations locales et les guerres souvent liées à cette industrie lucrative. Elle est par ailleurs responsable de 8 % des émissions de gaz à effet de serre !
Le pacte vert européen
L’Union Européenne s’est dotée en 2019 d’un « Pacte vert » défini par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen comme « la nouvelle stratégie de croissance » de l’UE destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre, « tout en créant des emplois et en améliorant notre qualité de vie » ; l’un de ses objectifs est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’UE d’au…
Auteur: Attac France, L’Espace Écologie et société d’Attac, Marie-Paule Murail

