Né en 1921 en Italie, débarqué avec sa famille à Marseille à l’âge de deux ans et demi, le jeune Ivo Livi grandit dans la misère, et s’il travaille à l’usine dès l’âge de onze ans, il a déjà des rêves de lumières plein la tête. C’est en 1938, qu’il monte sur scène pour la première fois avec des chansons de Charles Trenet dans une petite salle des faubourgs de Marseille.Dans son documentaire, sélectionné au festival de Cannes en 2021, le réalisateur Yves Jeuland feuillette le livre de bord rédigé par Yves Montand à 19 ans, sorte de journal intime dans lequel il découpe et collectionne les articles qui parlent de lui.
Sur scène, il imite Popeye et Donald Duck, Fernandel et Maurice Chevalier et commence à se faire un nom dans tout le Midi de la France avant de monter sur la capitale. À 23 ans, il arrive à Paris dans une ville occupée mais bientôt libérée, sa liberté, sa jeunesse le font remarquer. En 1944, Robert Doisneau capte, dans une série de photos restées célèbres, la joie de vivre qui font de Montand, un des visages de la nouvelle génération d’après-guerre.
De l’Alcazar de Marseille au Métropolitain Opéra de New York, Montand a traversé le vingtième siècle.
« J’avais surtout envie de faire du cinéma, mais pas du tout de chanter, je considérais les chanteurs comme des invertébrés, chanteur, ça correspondait à : amours toujours ou ivresse et caresse » lâche un Montand fasciné par…
Auteur: Sébastien Lambert
