Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), les transferts d’armes vers des belligérants contribuent à prolonger les conflits et à augmenter la probabilité de conflits plus violents.
« Les transferts d’armes ne sont pas un domaine exempt des droits humains, comme le montre clairement notre rapport. Les États comme les acteurs privés ont des obligations et des responsabilités claires en vertu du droit international et des normes internationales », a déclaré Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
Les services du Haut-Commissaire Türk appellent les États et le secteur privé à faire davantage pour lutter contre les effets dévastateurs des transferts d’armes sur les droits humains.
Des États et des acteurs privés à la manœuvre
Le rapport détaille les défis liés à la corruption et aux conflits d’intérêts dans le secteur de l’armement, ainsi que les écarts entre ce que les États et le secteur privé devraient faire – et ce qu’ils font en pratique – pour prévenir, traiter et atténuer l’impact négatif des transferts d’armes sur les droits de l’homme.
Sur un autre plan, l’opportunisme politique et des objectifs économiques étroits conduisent trop souvent à autoriser des transferts d’armes alors qu’il existe des risques réels qu’ils contribuent à des violations du droit international.
Le document rappelle que des États et des acteurs privés ont continué à transférer des armes aux utilisateurs finaux, malgré le risque que ces transferts contribuent à de graves violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme. Il s’agit notamment ces armes transférées aux forces armées du Myanmar, à Israël et aux parties aux conflits au Soudan, au Soudan du Sud et au Yémen.
Des considérations de politique étrangère et de défense
« Il faut redoubler d’efforts pour enquêter, poursuivre et punir ceux qui…
Auteur: Nations Unies FR

