Les éco-émotions sont des émotions reliées à la terre.
C’est le philosophe australien Glenn Albrecht qui a été l’un des premiers chercheurs à s’y intéresser. L’incapacité de les reconnaître et de les comprendre est susceptible de mettre à risque la santé et le bien-être d’une personne, en plus de nuire à son engagement dans la lutte contre les changements climatiques. C’est pourquoi cet article discute de six éco-émotions.
Dans son livre Les émotions de la terre, Albrecht propose une typologie des différentes éco-émotions : les négatives et les positives. La plupart des écrits actuels traitent des éco-émotions négatives. Parmi celles-ci, la plus discutée est l’éco-anxiété. Elle est parfois qualifiée de concept parapluie, en ceci qu’elle englobe plusieurs éco-émotions négatives.
Il est bien entendu utile et pertinent de mettre des mots sur les éco-émotions négatives. Cela permet notamment de les repérer et de les comprendre, ce qui constitue une étape essentielle vers une meilleure gestion de celles-ci. Mais il importe aussi de mettre des mots sur les éco-émotions positives. Celles-ci sont en effet à même de soutenir le mieux-être des personnes et leur engagement constructif dans la lutte contre les changements climatiques.
En tant qu’ergothérapeute, philosophe-éthicienne et professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières, mes travaux de recherche portent sur l’éthique appliquée en santé. Considérant que la crise climatique est l’une des plus grandes menaces contemporaines à la santé, plusieurs de mes projets portent sur les rôles que peuvent avoir les ergothérapeutes pour soutenir des pratiques professionnelles durables et accompagner diverses personnes dans leur désir d’écoresponsabilité.
Le présent article a donc pour objectif de fournir une certaine cartographie des éco-émotions afin que toutes personnes puissent en reconnaître les principales sans…
Auteur: Marie-Josée Drolet, Professeure titulaire en éthique, Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

