San Antonio (États-Unis d’Amérique), correspondance
Même dans les sphères Maga (Make America Great Again), l’offensive contre l’Iran suscite quelques crispations. La promesse faite par Donald Trump pendant sa campagne de mettre fin aux endless wars, ces conflits interminables au Moyen-Orient, semble aujourd’hui lui revenir comme un boomerang en pleine figure. « America First, ça ne voulait pas dire bombarder la moitié du Moyen-Orient », souffle l’un de ses plus fidèles partisans dans le sud du Texas, casquette rouge vissée sur la tête.
L’opération Epic Fury menée par les États-Unis depuis le 28 février avec Israël contre le régime islamique en Iran a suscité « beaucoup d’inquiétude et de colère » au sein du mouvement écologiste, racontent plusieurs activistes. « Cette guerre est inutile », fustige Amérika García Grewal, membre de l’Eagle Pass Border Coalition.
Cette militante écologiste, très active contre la militarisation de la frontière États-Unis – Mexique, regrette que « les actions illégales de l’administration Trump II appauvrissent et affaiblissent les États-Unis » et compromettent « sa capacité à nourrir sa population, à l’éduquer, à lui fournir des soins de santé et à assurer sa sécurité ».
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Ce caprice du magnat de la Maison Blanche est aussi un nouveau coup de semonce porté à la lutte contre le réchauffement climatique et à la protection de l’environnement. « C’est un terrible sentiment de déjà-vu : encore une guerre pour le pétrole, encore une région sacrifiée, et encore une génération condamnée à vivre sur un champ de ruines pollué par les bombes, les hydrocarbures et les débris toxiques », résume Juan Sánchez, militant écologiste au sein de l’ONG environnementale Sierra Club, à San Antonio.
Plus qu’une nouvelle dérive du capitalisme,…
Auteur: Théo Quintard

