C’est l’histoire d’un « tête à queue », d’une sortie de route, d’un virage à 180 degrés ; celle d’un banquier d’affaires devenu instituteur dans un quartier populaire de Paris. Voilà 20 ans que Gilles Vernet enseigne, 20 ans qu’il dédie sa vie aux enfants, 20 ans qu’il a tourné le dos à une première carrière prometteuse mais qui n’avait de sens, que celui de l’accumulation. Même si « je ne roulais pas en Ferrari » avoue-t-il, « j’étais dans un métier où l’argent est roi. J’aidais des gens très riches à devenir plus riches ».
C’est au moment où il apprend la maladie incurable de sa mère, qu’il rentre de New-York, persuadé alors qu’il faut désormais rendre à sa mère le temps qu’elle lui avait pleinement consacré dans son enfance.
La première des éducations, celle de la famille
Quand Gilles Vernet évoque la présence de sa mère lorsqu’il était enfant, il dit d’elle, qu’elle a été sa « bonne étoile ». Pour lui, au-delà de son expérience personnelle, « les premières heures [de la vie] sont décisives car elles fondent notre appréciation du monde […] Quand on a 100 ans, un an c’est un centième de notre vie. Quand on en a deux, c’est la moitié ». Boris Cyrulnik le formulait avant lui, la sécurité affective est le meilleur élan pour lancer l’enfant dans sa vie à venir.
C’est persuadé qu’il faut consacrer du temps aux enfants qu’il décide alors de devenir…
Auteur: Simon Nicolle

