Comme leur nom l’indique, les Ecrits d’Août ont toujours cultivé sans ambiguïté le double sens et la polysémie. Nous n’avons jamais douté qu’il était urgent et nécessaire d’introduire le doute par le biais de rencontres autour de l’Ecrit, au cœur du bloc béat de la vacance aoûtienne, partie prenante d’une organisation mortifère de la vie. Aux approches du 15 août et de ses orages, on a douté de tout, sous les Arcades de la Mairie d’Eymoutiers, au-dessus du parking, face à la Vienne aux eaux de cuivre : on a douté de l’utilité du capitalisme, de la police, on a douté de l’histoire du colonialisme, de la théorie dominante du genre, de la société industrielle autant que de la bonne traduction d’un terme anglais ou italien…
on a douté de l’utilité des musées en voyant de si belles expos montées à l’arrache, et de l’utilité des industries de la musique et du cinéma en voyant des grands films et en écoutant d’ébouriffantes musiques montrés avec nos trois francs six sous (oui, à ce genre d’expression, nul ne doute qu’il y a des vieux parmi nous…) Mais d’une chose, on n’a jamais douté , c’est de la vertu des beaux écrits et de l’importance de la poésie pour changer la vie.
Mais alors, ce Champ du Signe ? Faut-il l’entendre comme un champ de l’écrit à parcourir à nouveau en compagnie d’invitées qui nous parleront de braconnage en Namibie, de meurtres policiers, d’immeuble s’effondrant au bord des eaux, d’une civilisation insulaire s’effondrant sous le feu, de la tentation écofasciste, de l’histoire de la police, de Jean-Patrick Manchette en éclaireur de nos effondrements, de l’ultragauche (et si ce mot a un sens), de l’instrumentalisation des faits divers, d’une animale manière d’être… et nous parlant ainsi nous montreront autant de signes d’une fin possible, happy end ou effroi sans fin pour notre civilisation… ou faut-il voir…
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Auteur: dev

