Muluka-Anne Miti-Drummond a souligné qu’elle était arrivée à cette conclusion « au regard des preuves accablantes contenues dans les informations transmises ».
Dans ce rapport sur le droit à l’éducation des personnes atteintes d’albinisme, l’Experte indépendante sur les droits des personnes atteintes d’albinisme indique que les enfants atteints d’albinisme sont souvent victimes de moqueries, de brimades et d’exclusion, non seulement de la part de leurs camarades, mais aussi de la société au sens large.
Parfois, les parents dissuadent leurs enfants d’avoir des contacts avec des enfants atteints d’albinisme.
Brimades de la part d’éducateurs
« De tels comportements, qui sont courants, créent un environnement dans lequel ces enfants sont marginalisés, non seulement dans le cadre scolaire, mais également dans les interactions sociales plus larges, perpétuant ainsi le cycle de la discrimination et de l’exclusion », a décrit Mme Miti-Drummond.
Si les actes de harcèlement ont généralement lieu entre élèves, il arrive que les enseignants fassent également des commentaires déplacés, se moquent des troubles de la vision d’un élève ou s’en prennent à un élève qui a davantage besoin d’être aidé. Il est fait état, dans plusieurs communications, de situations dans lesquelles, en Allemagne, au Brésil, en France, au Malawi, aux Philippines, au Royaume-Uni et en Zambie, des élèves qui avaient demandé de l’aide avaient été l’objet de quolibets de la part d’enseignants ou de camarades.
Des amis rentrant à pied de l’école dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. Certaines personnes atteintes d’albinisme sont confrontées aux brimades et à la stigmatisation dès l’enfance, tout au long de leur scolarité et même à l’âge adulte.
Dépression, isolement et anxiété
D’une manière générale, le harcèlement peut être axé en particulier sur les…
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Auteur: Nations Unies FR

