Le potentiel de réchauffement du méthane est 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone sur une période de 20 ans. Les émissions proviennent majoritairement du bétail, des énergies fossiles ou de la gestion des déchets.
La réduction de ses émissions aurait d’immenses effets bénéfiques, rapides et tangibles, sur le climat. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), réduire de moitié les émissions d’origine humaine est l’un des moyens les plus efficaces de ralentir le changement climatique à court terme.
Les émissions de méthane proviennent majoritairement du bétail.
Inverser la tendance des émissions
En 2022, le PNUE a lancé un système de suivi par satellite pour détecter les fuites accidentelles de méthane dans les secteurs pétrolier et gazier.
Connu sous le nom de MARS (Methane Alert and Response System), ce système fournit gratuitement des informations précises sur les émissions de méthane qui sont inodores, invisibles et donc difficiles à détecter, afin que les entreprises et les autorités nationales puissent prendre des mesures.
« La réduction des émissions de méthane peut rapidement infléchir la courbe du réchauffement climatique, ce qui laisse plus de temps pour les efforts de décarbonisation à long terme », déclare Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE.
« Mais les progrès importants réalisés en matière de reporting doivent se traduire par des réductions concrètes », ajoute-t-elle.
Des progrès visibles mais insuffisants
Grâce au système MARS, le PNUE a envoyé plus de 3.500 alertes concernant des émissions majeures dans 33 pays. Ces alertes sont basées sur la surveillance par satellite et des analyses basées sur l’intelligence artificielle.
Selon la dernière édition de la publication de l’Observatoire international du méthane du PNUE (IMEO) publiée mercredi, le…
Auteur: Nations Unies FR

