C’est le message brutal qui a été entendu lors d’une session spéciale organisée lundi par le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), au cours de laquelle des Ambassadeurs, des fonctionnaires de l’ONU, des responsables humanitaires et des Haïtiens ont souligné les conditions désastreuses qui règnent en Haïti, appelant à une action immédiate pour soutenir les plus jeunes de ses citoyens.
Avec 5,4 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë – la moitié de la population, dont la moitié sont des enfants- et 700.000 personnes déplacées, une intervention internationale urgente est nécessaire pour faire face à une crise aggravée par la violence des groupes armés, l’instabilité économique et l’insuffisance des fonds humanitaires.
« Pourquoi est-il plus facile pour un jeune d’obtenir un fusil qu’un repas en Haïti ? »
En donnant le coup d’envoi de la réunion, l’Ambassadeur canadien et actuel Président de l’ECOSOC, Bob Rae, a cité les propos tenus par un jeune haïtien âgé de 17 ans qui habite Cité Soleil, l’un des quartiers les plus durement touchés par la violence des gangs dans la capitale du pays, à qui on avait demandé de partager un message à la réunion.
« Il a répondu en nous posant une question : ‘Pourquoi est-il plus facile pour un jeune d’obtenir un fusil qu’un repas en Haïti ?’ », a dit Bob Rae, ajoutant « et je nous invite à réfléchir à cette question ».
« Que faut-il faire maintenant pour donner la priorité aux besoins des enfants, aux besoins des jeunes ? Sur quoi devant nous travailler à moyen et à long terme pour nous attaquer aux causes profondes de la crise haïtienne ? Comment déployer tous ces outils et toutes ces ressources dont nous disposons collectivement pour soutenir la prochaine génération en Haïti afin qu’elle puisse vivre une vie digne, sans violence, sans pauvreté et sans discrimination ? Comment pouvons-nous…
Auteur: Nations Unies FR

